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 Réflexion d'un jeune homme

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Benjamin Addahan
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MessageSujet: Réflexion d'un jeune homme   Lun 7 Fév - 0:08

Un jour - alors que je regardais par la fenêtre les gens passés - une brusque mais intelligente question m'est venue : " Vivre dans ce monde-ci sert à quoi ?".
A notre époque, les gens vivent une existence monotone , ils se réveillent après une nuit de sommeil, ils mangent, ils partent travailler, ils travaillent, ils rentrent chez eux et dorment (en gros), mais à quoi sert-il de vivre dans un monde où les journées se ressemblent ? A quoi sert-il de vivre en sachant exactement comment va se passer la journée du lendemain ?

Je ne comprends pas les gens qui font un métier où il n'y a jamais de surprise... Prenons pour exemple un notaire, il a travail stable, il gagne bien sa vie.... Le problème, il fait toujours la même chose et à la longue, il s'ennuit... Pleins d'autres métiers sont comme ça.

Les chercheurs (et encore, pas tous) ne gagne pas toujours bien leur vie, mais ils aiment leur métier et ont des surprises.

A quoi sert-il de vivre dans un monde où ta vie est calquée sur les autres ? Où les stars et d'autre décident de comment tu vas vivre ?

Les gens se font des illusions en se croyant libres, ils sont esclaves de la monotonie...

Il y a deux catégories de personnes : ceux qui croit briser la monotonie et ceux qui la brisent (il pourrait y en avoir deux autres : ceux qui font croire que la première catégorie brise la monotonie, et ceux qui aident les gens à briser la monotonie).

Ceux qui croit briser la monotonie sortent avec des gens qui n'ont n'en rien à faire d'eux, s'habille à la mode, pense qu'il échappe à la monotonie...

Ceux qui brisent la monotonie se consacrent entièrement à leur activité, ont une profession qui leur plaît, ont des sensations fortes, écrivent...

EDIT : De même, imaginons que tout le monde disparaissent sauf certains adolescents... Ces derniers vivront de très bonne expériences et d'autre mauvaises... Pourtant, si on leur donne la possibilité de revenir à la vie "normale" après un an ou plus, le voudront-ils ? Ils auront beau vivre difficilement, leur vie ne serait-elle pas mieux à notre existence monotone ?



Je n'ai pas écris tous ce que j'avais dans la tête, et je ne l'écrivais sans doute jamais... Cependant j'aimerais avoir votre avis. ^^


Cordialement, Benjamin Addahan
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Xian Moriarty
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MessageSujet: Re: Réflexion d'un jeune homme   Lun 7 Fév - 20:01

Tu sais, il y a des gens pour qui une vie monotone est une bonne vie. Elle les rassure. Il ne faut pas blamer ces gens car même si on fait des effort, la monotonie fait partie de nos vie et ce même à petite échelle.
Ensuite, il y a des chose que l'on pourrait trouver chiant mais que certains aiment. Je connais quelqu'un qui adore dépouiller les textes administratifs, les programmes des partis politique pour trouver les défauts. Pour nous, ce serait d'un ennuie totale, mais lui ça lui plait.

Après la vrai questions est de savoir comment toi tu veux vivre ta vie ! Peut-que que tu veux gagner de l'argent pour bien vivre, peut-être que tu t'en fou car tu veux bosser librement...

Ecrire ne brise pas forcement la monotonie. Et oui, quand tu te colles tous les vendredi soir devant ton écran pour écrire, c'est de la monotonie, même si ce qu'il y a dedans ne l'ai pas.

Tu dis que les chercheurs ne vivent pas dans la monotonie, mais c'est faux ! Moi qui suit étudiante en archéo, tous les matins je me lève, vais bosser à la fac pour mon mémoire, je mange à la cafet, je rendre, je me repose, je me remets à bosser. Dans le style monotone, y a pas mieux ! E je peux t'assure que ça se passe pareil pour certains archéologues de professions. Là où il y a vraiment de l"aventure, c'est dépouiller les publie pour y trouver des choses, même si le fais tout les jours ; il y a le travailles de terrain ; interprétation des trouvailles.

Bref,...tout ça pour dire que c'est à toi de faire en sorte que ta vie soit dynamique ! si les autres ont des vies monotones pour toi, tu t'en fous, c'est pas la tienne! Chacun à ses motivations pour faire le métiers qu'il fait même si on les comprends pas forcément/

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Nathanaël Daswhox
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MessageSujet: Re: Réflexion d'un jeune homme   Mar 8 Fév - 19:40

Moi, je fais parti des gens qui est né à la mauvais époque et qui n'aime pas du tout la vie actuelle.

Surtout quand tu parles des Stars « modèle de notre vie », je dirais plutôt «  Médias qui influence l'être humain » ou «  dépendance à la technologie », voir «  éducation par les machines »; mais là, n'est pas le sujet. Disons que cette décadence à toujours existe, je pense même dans le passé. Tu es soit une personne qui influence ou une qui est influencé ou un cas social qu'on essaye de t'imposer le «  bon chemin ».

Après, de la à critiquer la monotonie de certaines personnes, Mwouai, c'est moyen. J'aime pas personnellement, mais y en a qui de toute manière, ne peuvent pas vivre sans et accepte tout un tas de chose qui pourra te paraitre insipide! Et puis, ils pourraient tout autant critiquer ta propre vie, parce qu'ils ne la comprendraient pas aussi de leur côté! ( c'est comme le fait que je ne veuilles pas avoir d'enfant, alors qu'on est « selon les médias », voué à procréer X gosses et que beaucoup de personnes me le reprocherait de ne pas « suivre ce chemin sois disant tout tracé dans ta destiné »)

Puis, tu pourras te chercher une case où personne n'y ait déjà , qui est soit disant plus actif, plus rongé de péripétie qui t'empêcher de finir dans l'anneau de la normalité humaine, tu verras bien que même dans cet univers que tu construis, y a toujours un moment où sa ressemble au cercle -boulot-dodo- et des gens qui voudront te décalquer, parce que ça fait trop « rebelle de la société » .

Mais bon, on finit toujours par en sortir de temps en temps de cette monotonie, si on s'en donne la peine ou si ce qui est autour de nous mène à ce que ce soit ainsi. En fait, tout est une question de volonté!

Pourquoi on existe? Déjà, on n'a pas décidé de nous même d'exister, mais nos parents! Puis, si tu trouves la vie trop misérable, autant que tu coupes court à ton existence ou que tu décides de l'assumer et d'en profiter tant que tu es là! Tu as le choix mon vieux!

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ABK
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MessageSujet: Re: Réflexion d'un jeune homme   Jeu 17 Fév - 13:31

C'est une question complexe que tu amènes ici, sur une situation également bien plus complexe qu'elle ne semble l'être.
J'interviens ici en tant que misanthrope repenti, ce qui te permettra peut-être d'aborder les choses sous un autre angle Benjamin.

D'une part, je ne pense pas qu'il y ait deux catégories de personnes. Il y a autant de catégories qu'il y a de personnes. En les mettant dans des cases, tu t'enfermes toi même dans un carcan. Or, si l'on peut éviter de s'auto-enfermer, il faut le faire à tout prix.

Pour ma part, il est vrai, j'ai choisi de vivre de mes passions. Je gagne très mal ma vie, mais je ne regrette pas ce choix. Mon frère, lui, bosse 60 à 70 heures par semaine, mais il aime ce qu'il fait. Pourtant, lui et moi avons en commun d'avoir parfois bien du mal à se lever le matin pour faire ce qu'on aime.

Et puis il y a l'apparente monotonie d'un boulot bien rodé. Imaginons Martine, 42 ans, 3 enfants. Elle bosse dans sa mairie de quartier. Elle part le matin à 8h, elle rentre à 17h. Une fois à la maison, elle fait un peu de ménage, prépare le dîner, surveille les devoirs du petit dernier qui déconne au collège. A vu de pif, ça n'a rien de sexy mais est-ce que Martine est malheureuse ? Pas forcément. Martine a peut-être de supers collègues au boulot avec qui elle s'entend super bien. Martine a peut-être la passion de "Plus belle la vie" et frétille d'impatience de savoir la suite. Martine a peut-être un mari aimant, elle est peut-être fière de ses gamins, et au final avec sa vie rangée, monotone, chiante, elle est peut-être plus heureuse que moi.

Je pense que si certains adoptent une vie monotone,e t bien tant mieux ! Au risque de passer pour cynique, sans ceux qui bossent de façon régulière et monotone, je n'aurai ni client, ni lecteurs, ni RSA. Ils ont besoin de rêver un peu ? Je leur offre du rêve. Et leurs impôts me permettent de manger à peu près correctement.

Voilà un peu pour la sphère professionnelle. Revenons à présent à une sphère privée, ou personnelle, voire émotionnelle. Par ma vie, mes études, mes passions, mon réseau, je connais énormément de gens, tous très différents. Il y a ceux qui bossent leurs 35h et qui jouent dans un groupe de death metal le dimanche, il y a les mères au foyer bien contentes de l'être, les bûcheurs qui bossent dans la recherche, les étudiants touristes, les étudiants assidus, les pontes de la mode mainstream, les créateurs alternatifs.... Tant et tant de personnes, j'en zappe les trois quarts.
Et bien le temps m'a appris que chacun d'eux avec une histoire. Chacun d'eux a une richesse intérieure. Chacun d'eux, par leurs différences ou leurs ressemblances avec moi m'en apprennent davantage sur moi-même, sur le monde, sur les autres. Sans eux, je peux arrêter d'écrire car cela n'aurait aucun sens car j'écris sur les relations humaines, principalement, même si un roman ne peut se faire sans cette composante, à moins d'être particulièrement conceptuel.
C'est grâce à eux que j'ai su que je ne voulais pas entrer dans le moule. Néanmoins, la personne la plus riche, la plus drôle, la plus attentionnée que je connaisse vit dans un système métro boulot dodo. Et pourtant chaque échange est une fête, et les week-ends une véritable bombe de bonne humeur et d'estime de soi.

Bien sûr on ne peut pas aimer tout le monde. Ce serait comme aimer tous les films, tous les romans, tous les légumes, toutes les couleurs. Néanmoins, si on vend toujours des navets, c'est bien que certains aiment ça. Et un navet bien préparé peut être délicieux.

L'humanité tout entière n'est pas un immense cloaque. Certes, on nous assène un pseudo mode de vie idéal à coup de maries-toi, sois hétéro, aie des enfants, mange 5 fruits et légumes par jour, fais du sport, sois mince, habille-toi à la mode, écoute Lady Gaga, ne sors pas du rang, surtout pas, car dehors il y a des monstres. Et alors ? Tu as peur des monstres, toi ? Ce n'est pas parce qu'on nous assène un modèle qu'on doit s'y tenir, et les gens n'entrant pas dans le moule sont bien plus nombreux que tu sembles le croire. C'est une aubaine ! Cela te permet de te lier avec des gens qui te ressemblent davantage. C'est sans doute plus facile en avançant dans la vie, et on se rend d'ailleurs compte que cette petite nana tirée à quatre épingles et à la dernière mode peut être extrêmement subversive quand on l'écoute un peu.

Bref, je vais en rester là (pour le moment ?) Par contre Nathanaël, j'aimerais bien que tu me parles plus avant de ce concept "d'éducation par les machines" si tu veux bien.
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Teneombre
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MessageSujet: Re: Réflexion d'un jeune homme   Lun 7 Mar - 20:06

C'est en effet une question intéressante qui est soulevé en début de ce topic. Bon, j'avoue que certaines choses m'ont un peu surprise (en effet, même dans la recherche, il y a de la monotonie, il y en a presque partout).

Personnellement, je pense comme ABk, qu'il n'y a pas de catégorie, c'est une première chose. Cela doit venir du fait que je n'aime pas juger les gens. Tous sont différents, chacun à ses rêves et ses aspirations.
De même, le processus d'écrire en lui même est assez monotone, enfin, pour moi : j'écoute pas le prof, je sors un papier, je rêve, j'écris. Ou, j'allume deux bougies, je sors ma plume, j'allume de la musique et j'écris.

En réalité, à l'heure actuelle, il y a beaucoup de monotonie, partout, tout le temps, pour presque tout le monde. Rares sont les métiers qui réservent des surprises en tant que tel (par là, j'entends l'événement qui nous prend de court, pas celui que l'on attend avec impatience (une tempête en mer par exemple et pas un éditeur qui trouve enfin un bon livre)).
Mais il faut être honnête, notre époque ne change pas de beaucoup d'autres. Au Moyen-äge, c'était déjà ainsi. De même que dans l'antiquité. Les paysans cultivaient, les seigneurs/politiques faisaient de la diplomatie, les marchands marchandaient et les guerriers combattaient.
En fait, notre malheur vient probablement de notre éducation, de notre pouvoir sur l'alphabet, d'être capable de lire des histoires de liberté et de monde où tout est à faire. Nous avons le pouvoir de nous torturer par le rêve, c'est bien là la seule différence avec avant.
L'humanité est trop grande pour permettre l'aventure et la surprise. Il n'y a plus à explorer, il n'y a plus à chasser pour survivre (encore heureux, avec 7milliards d'habitants, Gaïa trépasserait en deux jours). Il ne nous reste plus qu'une possibilité : se créer ses propres aventures, ses propres surprises : partir à l'étranger, en immersion, avec presque rien en poche ; profiter des vacances pour découvrir des régions à vélo/cheval/pied ; partir à la rencontre d'autres cultures, d'autres environnements, d'espace encore préservés. C'est avec ces rêves là que je supporte mon train train quotidien.

Pour vivre aujourd'hui, il ne faut pas regarder ce que l'on a fait la semaine dernière et ce qui tombera la semaine prochaine. Il faut se souvenir du dernier voyage et programmer le prochain.

Voilà voilà.

Je voulais terminer en disant que la seule communauté à ne pas avoir vu la monotonie fut probablement celle qui engendra l'humanité. Mais alors, ces humains ne dépassaient que rarement les 20 ans si mes souvenirs sont bons...
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